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Oralbums

  1. Présentation
  2. Jeux de langage
  3. Brevets

1. Présentation

Les Oralbumsalbums à parler, proposent trois niveaux de langage oral, avec des objectifs syntaxiques et un vocabulaire précis pour chacun.

Le brevet présente la progression mise en œuvre dans notre classe, généralement celle-ci  :

  • Écouter l’histoire racontée par l’enseignant ou suivie au coin écoute (phase d’appropriation).
  • Participer, s’exprimer pendant les jeux de langage mis en œuvre pour se familiariser  avec le langage de l’oralbum, chacun à son niveau.
  • Produire des phrases de plus en plus élaborées en tenant compte des propositions de l’adulte.

Certains enfants seront invités à présenter la totalité de l’album, en grand groupe ou en petit comité lors de l’accueil.

2. Jeux de langage : 

Le jeu de la pêche aux images 

Pour ce jeu, j’ai photographié les pages de l’oralbum que j’ai imprimées en miniatures, plastifiées et aimantées au dos. Je ne peux pas vous transmettre ces images à cause des droits d’auteur.
Munis d’une canne à pêche où pend un petit aimant, les enfants doivent attraper les cartes dont ils ne voient pas les images.
C’est mon jeu préféré ! Le plus adapté aux enfants de maternelle. Il permet de concentrer l’attention du groupe et de libérer la parole. “Est-ce qu’il va réussir à pêcher une image ?” “Qu’est-ce qu’il va trouver derrière la carte ?”
Quand un enfant a attrapé une carte, il la retourne. Presque spontanément, pris par le jeu, il commente alors l’image.
Cette mise en scène permet aux élèves de parler dans de bonnes conditions d’écoute, avec généralement une forte motivation à s’exprimer. Ce que ne pourrait pas atteindre un simple « Dites-moi chacun votre tour ce que vous voyez sur une carte… »

Oeil de lynx

Il se joue avec les cartes vendues autour des oralbums. Je les ai photocopiées en taille réduite et plastifiées ensemble pour réaliser un plateau de jeu avec toutes ces images.

Étape 1 : Je tire une carte et la nomme sans la montrer : « C’est la maman ours ! » Le premier joueur qui pointe du doigt l’image sur les planches, gagne un jeton. (Je montre avant la carte aux PS et aux enfants qui ont du mal pour qu’ils puissent aussi gagner…)
Étape 2 : Les joueurs qui y sont prêts nomment les cartes chacun leur tour.

Attention, les enfants ont tendance à balayer le plateau de jeu avec leur main, ce qui fait qu’on ne voit plus rien. Il faut souvent les ramener à la règle du jeu : « Ce sont les yeux qui cherchent l’image. On ne met les mains sur les planches que lorsqu’on a trouvé. « 

Cherche la carte

Il se joue avec les cartes vendues autour des oralbums.
Des cartes sont présentées aux enfants puis elles sont retournées sur la table.


” Retrouve… le chat ! Où se trouve cette carte ?”
Les enfants jouent chacun leur tour, s’ils trouvent la carte il peuvent rejouer. Lorsqu’ils retournent une carte, je les invite à me dire ce qu’ils voient. Effet secondaire : en grande section, certains enfants commencent à lire certains mots écrits au dos des cartes !

Cherche la page

Ce jeu se joue avec les minis-livres vendus autour des oralbums. Il est proposé par les mêmes auteurs.

Tout comme pour le jeu de la pêche aux images, il s’agit d’amorcer les premières tentatives de « restitution » enfantine de langage oral. Les enfants de l’atelier disposent chacun d’un même mini-livre.
Un enfant “raconte” une page du sien, les autres joueurs cherchent, dans le leur, la page dont il est question.

Mais cette situation produit des effets parasites, notamment en petite section :

  • Certains enfants sont plus intéressés par feuilleter le livre que par la recherche d’une image.
  • D’autres ne savent pas encore se repérer dans l’album aux nombreuses pages. S’ils identifient l’extrait à retrouver, ils sont un peu perdus dans la manipulation du livre, oubliant au détour d’une illustration, ce qu’ils cherchaient.
  • Certains petits mettent du temps à produire un énoncé compréhensible pendant que des joueurs, lassés, écoutent attentivement ce qui se passe ailleurs… Nous devons souvent, trop souvent attendre, et le jeu devient laborieux…

Le jeu de la pêche aux images convient mieux, il me semble, aux jeunes élèves : le rythme des verbalisations enfantines est plus soutenu,  un enfant pêche, raconte, améliore sa production avec l’aide de l’enseignant puis c’est au tour du voisin. Qu’il ait écouté ou non… La curiosité des enfants (Qu’est-ce qui se cache sous les cartes à pêcher ?) génère une bonne attention du groupe et un bon engagement de tous.

3. Brevets